Re-Commencement.

Je n'ai pas envie de m'attarder sur ma vie.
Pas envie de vous dire de partir si vous n'aimez pas.
J'ai juste envie de recommencer.

Mon blog a été désactivé trois fois...

J'emmerde le monde entier.
Je crache sur tous les cons.
Je ne veux que l'amour.

Laissez moi sortir de l'enfer, laissez moi m'élever, laissez moi traverser les nuages et me poser sur une étoile. Laissez moi vous contempler du Paradis bande de p'tits morveux !


- Une fiction.
- Deux frères.
- Deux êtres perdus.
- L'amour.


Descente aux enfers. Aide moi à trouver le Paradis...
Re-Commencement.

# Posté le lundi 05 janvier 2009 04:58

Prologue.

Prologue.

= Berlin, le 18 février 2011, 5h07 du matin =

[Bill]

- Tom réveille toi! Son corps abandonné aux démons de la drogue qui circule dans ses veines, gît sur le sol froid et mouillé d'une ruelle. Georg et Gustav sont avec moi. Je n'avais pas le courage d'aller le chercher seul... Tom!! J'insiste une deuxième fois.
- Laissez moi crever! Sa voix fatiguée nous appelle au secours. Mon frère est en train de se détruire et je ne peux rien faire. Je pleure encore une fois, je ne sais faire que ça de toute façon. Je ne peux même plus parler.
- On ne te laissera pas crever vieux! Attrape ma main! Georg prend le relais face à ma détresse.
Un peu d'espoir brûle encore au fond de moi quand je vois le bras maigre et percé de Tom se lever.
Georg le soulève et tente de le maintenir debout avec l'aide de Gustav.
Je me jette dans ses bras. Le serre le plus possible. Inonde son tee-shirt déchiré. J'aspire son odeur, lui transmets ma chaleur...
Difficile de redonner vie à un cadavre.

# Posté le lundi 05 janvier 2009 05:01

Chapitre 1.

Chapitre 1

= Berlin, appartement des jumeaux, le 18 février 2011, 18h30 =

[Bill]

J'ai les yeux qui piquent. J'ai veillé Tom pratiquement toute la journée. Une pause café n'est pas de refus.
Je m'installe à table avec ma tasse bien chaude, quand j'entends du bruit dans les escaliers. Mon frère arrive en titubant. Il se force à sourire en me voyant et s'assoit en face de moi.
- Ca va ? Je demande.
- Nan. J'arrive pas à chier. Très agréable! Je soupire.
- Tu veux boire, manger? Je demande.
- J'ai pas faim. Comment a t-il pu en arriver là?! Lui qui a toujours été gourmand... Je le regarde. Il est pâle et il a les pupilles contractées.
- Tu veux prendre une douche? Je demande.
- Ouai. Il se lève difficilement. Je le trouve d'une extrême maigreur. Il se dirige vers la salle de bain. Mon portable vibre... Un message :
- "Toujours ok pour ce soir?"
- Oui, rdv à l'hôtel.
Message envoyé.
- Bill !!!!! Tom m'appelle. Je me lève pour voir ce qu'il a... J'ouvre la porte. Il est sous la douche, complètement nu. Je ne peux m'empécher de remarquer ses côtes et ses hanches qui ressortent horriblement. On dirait qu'il est dans un camp de concentration de la deuxième guerre mondiale.
- Qu'est ce que t'as? Je demande légèrement désespéré.
- Reste là! J'veux pas que tu fouilles ma chambre à la recherche de ma drogue. Dit-il sèchement.
- Mais je vais pas fouiller. Je sais bien que ça sert à rien, t'arrives à te fournir comme tu veux... T'as pas envie de faire une cure de désintox? Je relance le sujet pour la centième fois.
- J'ai pas envie de partir. Dit-il.
- Tu sais très bien que tu peux la faire ici. Je soupire. J'en ai marre de ses excuses
- Ouai... Mais non! J'y arriverais jamais. Il éteint l'eau. Passe moi une serviette.
- Je suis pas ta bonne!
Je m'énerve.
- Ouai, c'est bon, allez! Dégage! Je pars en claquant la porte. Son sale caractère m'horripile. Il est imbuvable depuis qu'il se pique!
Je vais dans ma chambre et ferme à clé. Pas question qu'il vienne me déranger avec sa sale humeur.

[Tom]

Je me retrouve con, nu sous la douche. J'ai la bite recroquevillée à cause du froid, pffff, pathétique.
Je sors en faisant gaffe de ne pas glisser. J'attrape une serviette et l'enroule autour de la taille.
Bon, je sais, je suis désagréable! Je vais aller lui faire mes excuses sur le champs.
Je me dirige en petite serviette vers la chambre de Bill. Je frappe une première fois, rien. Je frappe à nouveau.
- Quoi?! S'énerve Bill.
- Euh... C'est moi... Excuse moi... Je peux rentrer? J'y peux rien si je suis faible.
- Deux secondes! D'accord... Qu'est ce qu'il fabrique? J'entends la clé tourner dans la serrure. Il ouvre la porte. Il est tout rouge et essoufflé.
- Qu'est ce que tu faisais ? Je demande.
- Rien. Répond t-il sèchement.
- T'es tout rouge et-
- Je t'en pose des questions!
S'exclame t-il. Oulala, vive l'ambiance. T'aurais pu t'habiller. Continue t-il.
- Je voulais m'excuser de suite. Je sais que je suis chiant. Mais je ne fais pas vraiment exprès... Eh puis, je sais que tu t'inquiètes. Je sais aussi que tu restes avec moi quand je dors, je sais que tu m'as cherché toute la nuit... Bref, merci de me supporter. Bill sourit.
- Entre. Propose t-il. Je pénètre dans sa chambre. Le lit est défait. Il recouvre rapidement le matelas de sa couette et s'asseoit. Vient. Dit-il en me montrant le lit. Je m'installe à côté de lui. Il y a une odeur bizarre. Je ne sais pas ce que c'est mais c'est bizarre. Tu sais Tom, je suis bien obligé de te supporter... Tu es le seul qui me supporte. Je rigole.
- Tu oublies Georg et Gustav. Dis-je.
- Ouai... Mais toi c'est vingt quatre heures sur vingt quatre. Continue t-il.
- Peut-être... A part quand tu sors et quand je suis défoncé. Ce qui nous ramène à deux heures sur vingt quatre. Bill sourit et baisse les yeux. Tu sors ce soir? Je demande.
- Oui. Répond t-il gêné.
- Tu vas où?
- Euh... En boîte... Je ne sais pas encore laquelle.
Bill est confus. Je vais arrêter de lui poser des questions.
- Bon, je vais te laisser. Je commence à me lever. Bill pose la main sur ma cuisse.
- Reste! Quand tu es là, je sais que tu vas bien. Murmure t-il. Il me caresse doucement la cuisse.
- Ouai... Mais je ne vais pas squatter ta chambre tout le temps! Dis-je. En plus je suis en serviette.
- T'es tout maigre Tom, t'es sûr que tu manges? Demande t-il en passant la main dans mon dos.
- J'ai pas faim. Il soupire.
- Pourtant t'es beau, c'est du gâchis! Ca je le sais. Il me caresse le dos. Pourquoi dis-tu que tu n'arriveras jamais à te débarasser de la drogue? Demande Bill.
- Parce que je n'ai pas vraiment envie. Disons que, quand je me pique, je suis bien. J'explique.
- Pourquoi t'es mal? Poursuit Bill.
- J'en sais rien. C'est comme ça. Peut-être parce que le groupe est fini... Les larmes me montent aux yeux. Je n'avais pas encore pleuré aujourd'hui! Bill m'enlace.
- Tu sais, moi non plus je ne suis pas bien...
- Ouai mais t'as pas besoin de l'héro...
Bill soupire. Il ne dit rien. Il a toujours été plus fort que moi. Il n'a jamais eu à se cacher derrière des vêtements trop grands, des voitures énormes ou des vannes débiles. Je frissonne.
- T'as froid? Demande t-il.
- Ouai.
- Va t'habiller.
Dit-il en desserrant son étreinte.
Je me lève, me dirige vers la porte, me retourne vers lui...
- Bill... Ne viens pas me voir maintenant. Je pars avec la honte. Je ne peux pas m'en empêcher.

[Bill]

Je regarde Tom s'éloigner. Si tu savais... Pfff. Je suis aussi faible que lui!
Bon, qu'elle heure est-il? 20h00. Je vais me préparer pour ce soir... Je prends un jean et un tee-shirt au hasard. Je ne resterais pas longtemps habillé de toute façon!
Je me dirige vers la salle de bain. Je m'arrête pour écouter à la porte de Tom. On ne sait jamais, il pourrait faire une overdose! J'entrouvre la porte. Il est allongé sur le lit, les bras en croix. Il est encore en serviette. Son ventre se soulève rapidement.
- Ca va? Je demande.
- Ouiiii. Il plane complètement.
- Si tu as un problème, tu cris, je me lave.
- Ouai, ouai.
Je referme la porte un peu plus rassuré. Tu parles, je suis mort d'inquiétude comme à chaque fois.
Je pénètre dans la salle de bain et me déshabille en vitesse. J'entre sous l'eau chaude de la douche. Hmmm. Ma main descend naturellement sur mon sexe. Je me caresse lentement, langoureusement, mêlant la chaleur de ma peau à celle de l'eau. Je me déverse en silence entre mes doigts. J'arrête de compter...
Je me lave le plus vite possible, je n'aime pas laisser Tom tout seul. Je me sèche, enfile mes vêtements, me passe un coup de brosse, un peu de khôl... Je sors de la salle de bain. Ca va, je suis potable.
Je m'arrête à nouveau devant la chambre de Tom, je l'entends vomir. Je ne préfère pas rentrer.
J'espère le convaincre, un jour, de faire une cure... Je suis prêt à tout pour l'aider!

[...]

21h00, je m'arrange une dernière fois devant le miroir. Je crois que j'ai tout pris.
- Tom! Je peux entrer? Je demande face à sa porte.
- Ouai. J'entre. Ca pue le vomi, c'est horrible. Je fais une mine de dégoût. Il est recroquevillé sur lui- même.
- J'y vais. Si il y a quelque chose qui ne va pas tu m'appelles et je rentre.
- Oui.
Il soupire.
- Je ne rigole pas Tom.
- Je sais! De toute façon, ce soir, c'est bon.
Dit-il.
- Et mange, fais moi plaisir.
- J'essaierais...
- Je ne rentrerais pas trop tard.
- Ok.
Je le laisse.

C'est parti Bill... Alala... Des déchets !!!!

# Posté le lundi 05 janvier 2009 05:08

Chapitre 2.

Chapitre 2.

= Berlin, hôtel *****, le 18 février 2011, 22h00. =

[Bill]

Ses lèvres brûlantes s'attaquent à mon torse. Mes yeux se perdent dans les défauts du plafond. Il fini de me déshabiller. Son regard vicieux me savoure... Eh oui chéri, tu vas coucher avec Bill Kaulitz!
Sa main me caresse la verge lentement, trop lentement.
- Putain suce moi! Sa langue chaude et humide goûte à mon gland. Je me cramponne au drap et remue les pieds dans le vide. Bouffe la! J'hurle. J'en ai marre de ses léchouillis. Heureusement qu'il m'écoute... Mon sexe vient taper l'intérieur de sa joue. Il m'aspire, me caresse. Je glisse entre ses lèvres. J'évite de le regarder. C'est un coup d'une nuit après tout. Il me suce avec une lenteur horrible. Vient! Dis-je. Il remonte pour m'embrasser. Je veux bien savourer un peu de moi sur sa langue. Il bouge son bassin contre le mien. Nos sexes brûlants se frottent. T'as un préservatif? Je demande.
- Ouai. Il se lève et va le chercher dans son sac. Mais qu'est ce que tu fais là Bill? A t'envoyer en l'air avec un inconnu?
Il revient couvert. Je m'allonge sur le ventre.
- Maintenant baise moi! On va pas y passer la nuit. Il est surpris par mon attitude. Quand il aura goûté à mon cul ça lui passera. Il se positionne derrière moi, sa bite toute dure me pénètre doucement. Putain mais baise moi! Vas-y! Je crie.
- T'es vraiment excité. Rigole t-il. Je ne suis pas excité je suis en manque. Il va et vient brutalement dans mon anus étroit. Je mords l'oreiller pour ne pas hurler. Il s'enfonce le plus profondément possible et me fait décoller à chaque fois. Il m'agrippe les hanches, accélère.
- Haaan, baise moi, encore, haaa !! Il me laboure le cul violemment. Je bouillonne, il va plus vite.
- Putain t'es bon. Gémit t-il. Je me touche en suivant sa cadence. La chaleur me parcoure tout entier dans un frisson.
- Haa, putain de merde !!! Je me libère en criant des obscénités. Il ne tarde pas à se vider dans le latex qui entoure son sexe palpitant.
Il s'effondre sur mon dos plein de sueur. Il souffle dans mon cou.

Mon portable vibre sur la tablette de nuit. Je l'attrape rapidement. Appel de Tom. Je décroche. Oui?
- Bill, c'est moi... J'te dérange pas?
- Non.
Dis-je.
- Tu peux rentrer? Je... Je ne me sens pas bien. Dit-il gêné.
- Tu t'es piquer? Je demande inquiet.
- Nan... Mais j'ai envie... Tu peux venir? Il a l'air désespéré.
- J'arrive.
- Merci.
Dit-il d'une toute petite voix. Je raccroche.
- Bon! Je dois y aller.
- Déjà!!
S'exclame euh... Peat je crois...
- Ouai, mon frère est malade. Il s'allonge à côté de moi, je commence à me lever.
- Tu voudras qu'on se revoit? Demande t-il en me regardant m'habiller.
- Non... Excuse moi... Mais... Je ne suis pas pour toi... T'es super gentil et moi je suis qu'un gros salaud.
- Pourquoi tu dis ça?
- Tu ne peux pas comprendre. Salut.
Je claque la porte de la chambre. Un de plus au compteur. Bill... T'exagères! Je soupire. Tom n'est pas bien, il faut que je me dépèche.
Je cours dans le grand couloir de l'hôtel. J'arrive à l'ascenceur. Allez, viiiite... Je pénètre dans la petite pièce qui m'évite de prendre les escaliers. Rez de chaussé. Le bouton s'allume. Tom ne craque pas, attend moi! Les portes s'ouvrent sur le hall. Je sors précipitamment. Je ne suis pas très loin de la maison, appeler un taxi serait une perte de temps. Je me mets à courir dans les ruelles éclairées aux lampadaires orange. J'ai l'impression de refaire le clip de Spring Nicht... A quoi je pense moi?
J'évite les quelques piétons. En espérant que personne ne me reconnaisse... Faut dire que je suis moins fréquentable depuis que mon frère se drogue... Les gens vous adorent, vous soutiennent quand vous brillez et quand l'ombre vous recouvre, il n'y a plus personne. Si! Georg et Gustav... Ah les mecs...
J'arrive devant le luxueux bâtiment où se trouve notre appart. Je ne me rends même pas compte de ma fatigue. Le seul qui compte pour l'instant c'est Tom. Je rentre chez nous.
- Tom!! Il est assis à la table de la cuisine. Il observe son flacon d'héro, sa seringue et son garrot, il observe son matériel comme s'il essayait de lui résister. Je me précipite vers lui. Tom... Je pose ma main sur son épaule. Il me regarde, soupire et fond en larmes. Comment a t-il pu en arriver là?! Je me mets à genoux à ses côtés et le console comme je peux. Je suis là maintenant, c'est rien... T'as pas craqué, c'est bien.
- Je suis une plaie pour toi Bill... Je suis nul... Je gâche ta vie... T'étais en train de t'amuser... Je suis égoïste...
Dit-il entre les sanglots.
- C'est pas grave, de toute façon c'était une soirée de merde. Comme toutes mes soirées d'ailleurs.
- Tu dis ça pour me faire plaisir... Mais je sais que c'est pas vrai... T'as besoin de t'éloigner de moi pour souffler et je t'appelle...
- Tom... Tu sais bien que j'ai toujours préféré être avec toi...
Dis-je.
- Bouai...
- C'est encore le cas... Bon... Tu as mangé?
Je demande.
- Non.
- Je vais faire une pizza surgelée. Va mettre un DVD, ok?
Je me relève en lui caressant sa joue mouillée. Je ramasse son matériel que je pose près de l'évier. Je vais lui préparer à manger... Ca fait je ne sais combien de jours qu'il n'a rien avalé!

[Tom]

Je regarde Bill s'affairer dans la cuisine. Je me lève doucement. Mes yeux se posent sur la seringue. Je respire profondément. Je dois mettre un DVD... Lequel?
- Tu veux regarder quoi comme film? Je demande.
- J'en sais rien. Comme tu veux. Répond Bill. Par contre... Je vais aller me laver. Rajoute t-il.
- Tu ne t'es pas déjà lavé? Je demande surpris. Bill rougit.
- Euh... Oui... Mais je suis venu en courant... J'ai transpiré.
- En courant!!! T'étais où?
- Euh... Dans un bar... Pas très loin... Bon j'y vais... Tu surveilles la pizza.
Dit-il confus.
- J'peux venir avec toi dans la salle de bain? Je demande.
- Non !!!! S'exclame t-il. Je... Je ne préfère pas.
- Comme tu veux...
Il refuse toujours que je vienne. Pourtant ça ne le dérangeait pas avant...
Bill part de la cuisine. On dirait qu'il ne veut plus que je le vois nu... Bizarre.

Bon... Un DVD... Aucun film ne me donne envie maintenant. Enfin, il est déjà 23h30. Je me dirige vers la télé... On ne sait jamais, il y a peut-être un truc intéressant!
Je zappe sur plusieurs chaînes... Décidément, la nullité est au rendez-vous ce soir. Je pose la télécommande pour aller voir la pizza. Il faut que je mange pour faire plaisir à Bill!! Le gruyère fondu recouvrant la tomate, le jambon et les champignons, le tout sur une pâte croustillante doit me donner faim.
Mon frère sort de la salle de bain. Il a enfilé une tenue plus décontractée. Il n'est pas maquillé ni coiffé. Je l'ai toujours trouvé beaucoup plus beau comme ça!
- La pizza est prête? Me demande t-il en souriant.
- Ouai. On fini de mettre en forme notre plateau repas en y ajoutant deux canettes de coca, puis on prend place sur le canapé moelleux.
- Y a rien à la télé? Demande t-il.
- Nan!
- Pfff... Y a pas des clips à cette heure là?
Continue t-il.
- Je ne sais pas. Je mets la chaîne spéciale musique. En effet, il y a des clips.
- Parfait! Sourit Bill en se prenant une part de pizza. Il mord franchement dedans, un peu de tomate reste sur sa lèvre inférieure. Je n'ose pas manger. Je l'observe ingurgiter son plat avec délice. Je regarde la part toute petite que je me suis prise. Allez Tom! Pour lui faire plaisir. Eh puis, si je ne mange pas, je ne tiendrais pas.
Je croque timidement dans la pâte craquante. J'avais oublié le goût des ingrédients savamment mélangés. C'est bon. Je mange lentement en mâchant bien et en observant les Pussycat Dolls se trémousser à moitié à poil. Même elles elles ne me fond plus bander! Je suis en plein désert sexuel depuis que je me pique.

Bill me regarde du coin de l'oeil. Je sais qu'il est content que je mange.

[Bill]

Quelles sont laides ces pouffes! Décidément, les filles... Pouah!
Tom a l'air bien, ça me fait plaisir.
A part Georg et Gustav on a plus personne. Même maman... Même Gordon, nous ont lâchement abandonné. J'arrive pas à le croire.
Pas mauvaise cette pizza... Tom se prend une deuxième part, encore plus minuscule que la première, mais au moins, il avale quelque chose! Je veux réussir à le sortir de là. Je ne sais pas comment, je ne sais pas quand, mais j'y arriverais. Je me soignerais aussi s'il le faut!
Nouvelle chanson, les Cinema Bizarre... Tiens, tiens, mes chers amis...
- Tu les revois? Demande Tom tout à coup.
- Ouai, de temps en temps, surtout Strify et Kiro.
- Ok.
Tom est intrigué par ma vie à l'extérieur. Il me pose de plus en plus de questions. J'espère qu'il ne s'imagine pas des trucs...
Il boit une gorgée de coca puis me regarde.
- T'as plus faim? Je demande.
- Hum... Non. Il baisse les yeux gêné.
- C'est bon... Au moins tu ne te coucheras pas le ventre vide.
- Bill.
Murmure t-il.
- Oui? Je demande.
- Excuse moi... Vraiment...
- Tom!
Je le coupe.
- Quoi?
- Arrête de t'excuser... Allez, viens là!
Dis-je en offrant mes cuisses comme coussin. Tom sourit et s'allonge en posant la tête sur moi. T'es bien? Je demande.
- Euh... Je crois. Il ne me dit jamais "oui", jamais "très bien", il ne répond jamais vraiment.

Je joue avec les petites cheveux ayant échappé à ses dread locks sur sa tempe. J'observe calmement son visage apaisé pour l'instant. Je me laisse doucement bercer par une chanson. Un jour il me dira: "je suis bien Bill"!

# Posté le lundi 05 janvier 2009 05:15

Chapitre 3.

Chapitre 3.

= Berlin, appartement des jumeaux, 19 février 2011, 8h30. =

[Tom]

Aïe. J'ai une douleur à la nuque. J'ouvre les yeux... Oula, on a bougé cette nuit. Je suis allongé sur Bill, la tête posée sur son torse. Il dort profondément la bouche ouverte. Je peux sentir son érection matinale sur mon ventre... Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai une petite envie.
Je me lève en essayant de ne pas le réveiller et me dirige vers la cuisine. J'attrape mon matériel et monte directement dans ma chambre.
Pauvre Bill, je suis horrible avec lui, il ne dit rien mais je sais qu'il souffre... Je suis égoïste.
Je remplis ma seringue d'héro, je positionne le garrot sur mon bras gauche, le serre bien fort, et introduis l'aiguille dans ma veine. Je vide lentement le produit dans mon bras. Je desserre aussitôt le garrot et m'allonge confortablement sur le lit. J'ai un peu augmenté la dose... Voyons...
- Hmm. Une douce chaleur me parcours le corps. Je me sens lourd et léger à la fois. Extase... Je ferme les yeux et me laisse porter lentement. Oh mon dieu, c'est bon... Ma bouche s'assèche. Je suis bien. Je rigole doucement... Tout est beau ce matin je trouve.

[Bill]

Hmm, je cligne des yeux et les ouvres. La lumière du jour a envahit le salon. Heureusement que j'ai éteint la télé. Je savais qu'on allait s'endormir. Tom n'est plus là... Profitons-en... Mon sexe est serré dans mon boxer.
Ma main pénètre dans mon sous-vêtement. J'enroule mes doigts autour de ma virilité. J'ai un frisson. Je vais et je viens doucement le long de ma verge en exerçant de légères pressions. Je ferme les yeux pour savourer, du moins... Essayer de savourer.
- Haan. Je me libère dans mon boxer. J'arrange mes habits et mes cheveux. Je me lève me laver les mains. Tien, le matériel de Tom n'est plus là... Il doit être dans sa chambre. J'espère qu'il n'a pas fait une overdose. Tout à coup je m'inquiète. je monte les marches quatre à quatre et m'arrête devant sa porte. Tom... Je peux venir? Pas de réponse... J'entre quand même. Il somnole sur le lit. Je m'asseois à ses côtés. Il semble apaisé. Il respire normalement. Je vais le laisser tranquille.
Je descends dans la cuisine, me prépare un café et découpe du pain. J'enclenche le grille-pain. Je m'arrête devant la fenêtre pour observer le ciel... Il a l'air de faire froid aujourd'hui...
Merde! Je devais envoyer un message à Strify. Je prends mon portable et commence à écrire. " Salut ma poule. Vous organisez toujours la "fête" ce soir? Si oui à qu'elle heure? Kiss Bill. " Voilà! Bon, mes tartines sont prêtes... J'attrape le beurre et la confiture de fraise. Je garnis mon pain grillé, mon portable vibre. " Eh oui poussin. Ce soir c'est à 21h, toujours partant à ce que je vois. Me tarde de te voir. Bisou. Strify. " Je souris. Il est adorable ce mec!

J'adore les odeurs du matin. Le café bien chaud et le beurre qui fond. J'ai faim moi! Mon portable vibre à nouveau... Appel de Georg. Je décroche la bouche pleine.
- Buallô! Dis-je.
- Bill ! Ouai, c'est moi.
- Bouaich.
- J'te dérange en pleine pipe ou quoi?
Rigole t-il. J'avale.
- Ha, ha, très drôle Georg. Non, je mange.
- Oula! Tu te lèves tôt ce matin!
S'exclame t-il.
- Eh oui... Bon, ça va? Je demande.
- Très bien et toi?
- Moi ça va. Mais Tom il est en train de planer là.
Dis-je désespéré.
- Putain!
- Comme tu dis. Au fait, hier soir il m'a fait plaisir. Il voulait se piquer mais il a résister! Eh puis, il a même mangé!
- Tu crois que tu pourras lui faire faire une cure un jour?
Demande Georg.
- J'espère...
- Ouai... Je t'appelais pour te proposer de manger avec Gus et moi. On va au resto à midi. Tom est le bienvenu.
Dit-il.
- D'accord. Je vais essayer de la convaincre. Vous avez réservé où?
- Dans la crêperie du centre.
- Cool !! C'est délicieux là-bas.
Je m'exclame.
- Je viens vous prendre en voiture si vous voulez. Propose t-il.
- Nan, c'est bon, je peux conduire. Dis-je.
- Bon, ben, rendez-vous vers midi devant. Dit Georg.
- Ok. A plus tard.
- Ouai, bye.
Je raccroche. Il a souvent tendance à oublier que j'ai le permis. C'est vrai que Tom ne l'a plus mais bon... Lui aussi, conduire sous l'emprise de l'alcool. Heureusement qui ne lui ai rien arrivé, je ne m'en serai jamais remis.
Je termine ma deuxième tartine et me lève. Je dois ranger le bordel que l'on a mit hier soir.

Alala, Bill, Bill, Bill... Comment es tu arrivé là? De star, d'idole, de chanteur international, tu es passé à ... Rien. Ouai, c'est ça, rien! Du vent. Je suis plus inutile qu'un petit pois au milieu d'un champ de blé. Heureusement que l'on a encore assez d'argent! Je peux me permettre de ne pas travailler pour rester avec Tom. Eh puis... On vend encore quelques albums. Mais si peu par rapport à nos débuts!
La gloire est éphémère, comme la vie d'ailleurs. Et Tom, mon Tom, mon frère, devenu junky par désespoir ou pour autre chose, je n'en sais rien... Et moi... Pfff.
Georg et Gustav ont a peu près gardé les pieds sur terre... Quoique, je soupçonne Georg d'abuser de l'alcool...
Plus haut et le sommet, plus dure est la chute. Ca semble se confirmer.

Je dois aller me laver, j'ai du sperme plein le boxer.

Bien sûr, on aurait pu essayer de s'en sortir. essayer de revenir. Mais à quoi bon? Les gens nous méprisent. Ils ne nous ont jamais aimé! C'est notre image qui leur plaisait! De gentils amis, sages, qui ne fument pas, ne boivent pas, qui n'ont jamais touché à la drogue. Quatre garçons amusant fiers de leur pays, fiers de leur langue. Qui aiment travailler et qui aiment leur famille.
Et non! Vous vous êtes planté! Non seulement on fume, on boit, on mange mal, mais Tom se shoote et moi je suis homosexuel! Scandaleux! Un petit pédé est le fantasme de ma fille de dix ans, quel exemple! Horrible! Un pédé, une tantouze, une tarlouze, une tapette... C'est pas possible, ça veut dire que je n'ai aucune chance avec lui! De toute façon, vu ta tronche tu n'en aurais jamais eu. Eh puis, t'as douze ans, j'en ai vingt et un, j'ai arrêté les petits bisous sans la langue depuis longtemps. Moi j'veux du sexe!
Du sexe bien crade, avec du sperme qui gicle, des gémissements d'extase, des corps qui transpirent. Je veux de la bite bien fraîche, des doigts vicieux, des langues sensuelles...
- Hmm. Je me vide dans ma main une nouvelle fois et fini de me laver. C'est exaspérant Bill !

[Tom]

Je redescends doucement sur terre. Les effets ont pratiquement disparus. Tout redevient sale et moche. Je n'ai pas vomi cette fois ci, c'est bien. Je m'assois difficilement. J'ai mal partout. Pourquoi tu fais ça Tom? Boaf... De toute façon, j'ai rien d'autre à faire.
On frappe à la porte.
- Tom, j'peux entrer? Demande Bill.
- Oui. Il pénètre dans la chambre et me regarde en souriant.
- Georg et Gustav nous invitent au restaurant, tu veux venir? Demande t-il en s'asseyant près de moi.
- J'ai pas trop envie...
- S'il te plaît.
Il me regarde tristement.
- Je ne mangerais rien...
- C'est pas grave, au moins tu verras du monde... Il faut que tu sortes un peu.
Dit Bill.
- Pour toi alors. Je lui dois bien ça!
- Cool !!! Allez! Va te laver! T'as transpiré comme un rat mort.
Rigole t-il.
- Merci. Pff. Tu... Tu veux bien venir avec moi dans la salle de bain? Je demande timidement.
- D'accord. Je me lève sans montrer la souffrance qui me parcoure le corps. J'ai mal physiquement et psychologiquement... Et ça fais des mois que ça dure sans véritable raison. Je prends des vêtements propres et me dirige vers la salle de bain suivi de Bill.
Je me déshabille sous l'oeil de mon frère. Je sais qu'il n'aime pas me voir maigre. Je sais qu'il observe mes os qui ressortent affreusement. J'aimerais tellement qu'il aime mon corps... Ca me permettrait de l'aimer, moi aussi, peut-être...
- Tu t'es lavé? Je demande en remarquant la buée sur la vitre.
- Oui. Répond Bill.
- Tu te laves souvent je trouve! Il arrive parfois à cinq douches par jour.
- Je... Beuh... Je suis sale... Il rougit à vu d'oeil.
- Ouai... Mais c'est pas super bon pour la peau...
- Qu'est ce que tu dis?! Qu'est ce que t'en sais?! Tu crois que l'héro c'est bon peut-être? Tu devrais éviter de donner des conseils!!
S'énerve t-il.
- Ca va, calme toi... Je disais ça comme ça... J'ai l'impression de l'agresser à chaque fois que je fais une réflexion.
- Ouai, ouai, bon dépêche toi il est tard! Oula, changeons de sujet.
- On va à quel resto? Je demande calmement.
- A la crêperie du centre. Dit-il encore énervé.
- Ok... Je déteste le serveur, il est con comme ses pieds!!
Je me sèche rapidement et m'habille. Je suis horrible, horrible !!! Avec ma gueule de défoncé! On dirait que j'ai pas dormi depuis une semaine alors que je ne fais que ça! Je suis affreux! Dis-je tout à coup. Je l'ai pensé si fort que c'est sorti de ma bouche. Bill me regarde surpris.
- Moi, j'trouve que t'es beau. Dit-il. Je ne peux pas lui en vouloir de mentir pour me faire plaisir.

# Posté le lundi 05 janvier 2009 05:20

Chapitre 4.

Chapitre 4.

= Berlin, dans le centre, le 19 février 2011, 12h02. =

[Bill]

On tourne indéfiniment à la recherche d'une place. On va finir par être vraiment en retard. On ne s'est pas parlé de tout le trajet. On dirait que Tom veut me dire quelque chose mais qu'il n'ose pas. Je trouve enfin un emplacement pas très loin de la crêperie. Georg et Gustav doivent nous attendre. On sort de la voiture.
- Bill. Je... Il faut que je te dise. Hum... Tom semble hésité. Voilà, ne le prends pas mal mais... J'ai apporté une dose... Au cas où...
- Mais t'es fou de te promener avec ça!!
Je m'exclame.
- Je n'aurais pas du te le dire, je le savais...
- Tu ne comptais quand même pas te piquer au resto alors qu'on fait une sortie entre potes...
- C'est juste si je ne me sens pas bien...
- Tom!
Dis-je gravement.
- Quoi? Demande t-il agacé.
- Promet moi de ne pas y toucher jusqu'à ce qu'on rentre à l'appart.
- Je sais pas si je peux...
Marmonne t-il.
- Essaie pour moi... Je le supplie presque.
- Pourquoi tu ne veux pas te montrer nu devant moi? Demande t-il soudainement.
- Ca n'a rien à voir... Eh puis, qu'est ce que ça peut te faire?! Je m'énerve.
- Tu me caches un truc!
- NON !!
Ma réponse spontanée me trahit. Tom me regarde méchamment.
- Je le saurais Bill.
- Tu comptes le continuer longtemps ton interrogatoire au milieu du trottoir?! Georg et Gustav doivent s'impatienter!
Je m'exclame.
- On peut y aller. Dit-il. De toute façon, je le saurais. Murmure t-il. Comme si je ne l'avais pas entendu! Eh puis quoi encore! Il me fait un caprice parce que je ne me montre pas à poil devant lui! C'est pas parce que je le vois tout le temps la bite à l'air que j'ai envie de faire pareil. Arrête de te voiler la face Bill, tu sais bien que tu te caches pour une autre raison... Mais il ne doit pas le découvrir. Pas encore du moins. Ca risque de l'enfoncer encore plus dans son mal-être... D'ailleurs ça ne concerne que moi!
On arrive devant la crêperie où les G's nous attendent.
- C'est pas trop tôt! S'exclame Georg en nous voyant.
- Désolé, on ne trouvait pas de place. J'explique.
- Comment ça va Tom? Demande Gustav.
- Ca va... Dit-il en baissant les yeux. Je sais qu'il a honte de l'état dans lequel on l'a trouvé l'autre soir.
- Bon, c'est pas tout ça mais je meure de faim !!!! Dit Georg pour détendre l'atmosphère.
- On a qu'à rentrer. Dis-je. Sur ce, nous pénétrons dans l'établissement. Je cherche d'un oeil la présence de mon serveur adoré... Ce type est un dieu vivant. Plus beau que lui... Moi... Après c'est tout. Une serveuse blonde, aux yeux délavés et au sourire crispé vient nous accueillir. Pourquoi c'est pas mon serveur?
- Bonjour messieurs. Suivez moi. Elle n'a même pas besoin de demander à quel nom nous avons réservé. Ca j'adore! On a un peu gardé de notre célébrité. Elle nous installe à une petite table légèrement à l'écart, tant mieux! Elle nous amène les cartes. J'ai trop envie de lui demander si Andrew est là...

Tout de suite nos yeux se perdent dans le menu alléchant. Moi aussi j'ai faim en fait!
- On prend un apéro? Demande Georg. Décidément, lui et l'alcool.
- Je veux bien. Dis-je.
- Moi aussi. Répond Gustav.Et toi Tom?
- Boaf...
Je soupire.
- Je prends un kir cassis! Je poursuis.
- Pareil!! S'exclame Gustav comme s'il n'y avait pas pensé.
- Euh... Un petit verre de rosé. Rougit Georg. Et toi Tom?
- Boaf... Euh... Y a pas du Red Bull?
- Non!!
S'exclame t-on tous les trois.
- Bah, un coca alors. Je souris... Il me désespère. La serveuse revient vers nous.
- Vous voulez un apéro? Demande t-elle.
- Oui. Alors, un coca, deux kir cassis et du rosé. S'empresse de répondre Georg.
- Excusez moi. Dis-je tout à coup. Andrew est ici? Je demande. Les yeux noirs de Tom se posent sur moi.
- Oui, oui... Dit-elle surprise.
- Vous pouvez lui dire que Bill est là? Je continue.
- D'accord. Elle repart légèrement troublée par ma demande. Je n'ai pas pu résister.

[Tom]

J'étais content que ce gros nul ne soit pas là et Bill le demande. Il m'énerve... Andrew, mon serveur, blablabla... Dites lui que Bill est là... Bill... B I deux L... Beuh, Beuh, Beuh, Bill... Ouhh!!! Ca me saoul!!
Et le voilà qui arrive avec nos verres. A coup sûr on va se le coltiner tout le repas! Moi je dis, roule un peu plus du cul chéri, on n'a pas remarqué que t'étais homo!
- Bonjour!! Dit-il avec un ENORME sourire bien blanc. Bill !! Mon coeur, tu aurais pu me le dire que tu venais. Mon coeur, blablabla... Et vas-y que je te fais la bise en mettant bien les mains sur les épaules... Je paris que le kir cassis est pour toi. Continue t-il. Du genre, je connais tes goûts poussins. En même temps il a une chance sur trois.
- Eh oui. Répond Bill avec un ENORME sourire bien blanc. Je vais le taper!
- Le Coca est pour Tom? Ouai, fait comme si tu avais de la considération pour le frère de Bill. Le pauvre, il est héroïnomane, ce doit être difficile...
- Oui. Le rosé pour Georg et l'autre kir pour Gustav. Dit Bill. Une heure pour servir quatre verres le nul!!

Je devrais arrêter de le regarder comme de la merde.
- Vous avez choisi? Poursuis Andrew, A, N, D, R, E, W.
- Moi ce sera comme d'habitude. Sourit Bill. Comme d'habitude chéri, quand tu auras fait sauter les crêpes tu passeras à moi? Je vais le butter cet Andrew de mes deux...
- Tom? Pourquoi il s'acharne sur moi?
- Euh... Vous n'avez pas des hamburger? Je n'ai pas pu m'empécher de lui poser une question de merde. Il me regarde abasourdi.
- Tom, si tu veux un hamburger tu vas au Mc Do d'en face!! S'énerve Bill.
- C'est bon, je plaisantais. Je prendrais comme Bill. Eh oui monsieur, car moi aussi je connais les habitudes alimentaires de mon frère. Et mieux que toi d'ailleurs!
- Une paysanne pour moi. Dit Georg.
- Pareil !! S'exclame Gustav comme s'il n'y avait pas pensé.
- Je vous apporte tout ça. Sourit Andrew. Connard, connard, connard... Il s'éloigne en faisant des ronds avec son cul...
Bill me frappe du coude.
- Tu pourrais être sympa! Dit-il méchamment.
- J'y peux rien, j'aime pas ses manières. Voilà, c'est dit!
- T'as tort, il est super gentil-
- Et il baise bien.
Pourquoi j'ai dit ça? Mon dieu. Je sens que je vais le regretter. Le regard de Bill se noircit, je vois presque les éclairs dans ses prunelles.
- Et alors, t'es jaloux? Il confirme donc qu'ils ont baisé. Je les déteste.
Jaloux? Moi? Peut-être un peu...

Je fais mine de bouder dans mon coin pendant que Georg, Bill et Gustav, discutent. Monsieur je-sais-faire-des-huit-avec-mon-cul débarque. Il porte, bien entendu, ma crêpe et celle de Bill. Ce n'est y pas mignon ça?
- Voilà beau gosse, pour toi... Et pour Tom. "Beau gosse", j'hallucine. Et pourquoi pas : "belle bite" ou "bon trouffion"... Il va y avoir un mort!
- Merci. Dit Bill avec un grand sourire. Je boue sur place. Il repart. J'évite de le regarder en plongeant mes yeux dans l'oeuf étalé tout entier sur la galette au sarrasin et la viande finement hachée qui danse avec les tomates et les petits oignons. Je n'ai même pas faim...
Monsieur j'utilise-très-souvent-ma-brosse-à-dent, revient avec les assiettes de Georg et Gustav.
- Bon appétit! S'exclame t-il d'une voix super aiguë. Je retiens un fou rire.
- Merci. Répond Bill en faisant une petite mou de la bouche. Du genre, j'ai plutôt envie de bouffer ton sexe mais je me retiendrais par politesse. Je le hais!
Nous commençons à manger. Enfin... Ils commencent à manger. Je fais semblant de couper la crêpe pour me préparer une bouchée. Il n'a même pas desservi l'apéro le con!
Je sais que Bill me regarde, il ne me lâchera pas des yeux tant que je n'aurais rien avalé. J'attrape un centimètre carré de galette, accompagné de deux petits morceaux de viande et d'un mini bout de tomate, puis mets le tout dans la bouche comme si je me régalais. C'est bon, j'avoue, mais j'ai pas faim.
Bill relâche légèrement la pression, je sais qu'il reviendra regarder mon assiette dans deux minutes, et j'aurais intérêt à avoir entamé mon plat sérieusement.

J'avale une quatrième bouchée sans prêter attention à la discussion des trois autres. Je ne peux m'empécher d'observer Bill manger sa crêpe comme si Andrew : èye, n, di, are, i, deubeul you, le regarder. Et vas-y que j'enfourne bien la fourchette, en prenant soin de la nettoyer avant de la ressortir de la bouche. Manque plus que les gémissements.

[Bill]

Si Tom continue à me regarder comme ça je le tape. Même quand je mange il ne me laisse pas tranquille.
- Donc, Georg, tu disais qu'on t'as appelé pour une interview. Dis-je. C'est pas encore une blague ou une raison de nous humilier en public? Je demande.
- Non, je ne crois pas, c'est un magazine sérieux.
- Ils vont encore nous poser des questions de merde!
S'exclame Gustav.
- Ouai... Dis-je. Du genre : " Aviez-vous imaginé retomber aussi brutalement dans l'anonymat? "
- Et tu répondras : on est pas dans l'anonymat puisque l'on est en train d'être interviewé par un magazine.
Dit Gustav en rigolant.
- Ou encore. Poursuis Georg. " Pensez-vous que le coming out de Bill est la raison de cette fin brutale? "
- Et là je répondrais, j'y peux rien si l'homosexualité est encore tabou de nos jours. Les enfants sont tout le temps confrontés à la mort, au sexe, à la violence avec la télé, et quand leur idole préfère la bite on cri au scandale.
Dis-je.
- Pour finir... Interview censuré à cause du mot bite. Dit Gustav. On explose de rire. Sauf Tom, qui se force à manger pour moi...
Ah, Georg et Gustav, je vous aime!!

[Tom]

Bon, j'ai à peu près mangé un dixième de ma crêpe. Je suis en net progrès. Dans leurs questions idiotes ils ont oublié : " Tom, pourquoi êtes-vous tombé dans l'héro? " Si je le savais j'aurais déjà arrêté. Et ça se dit journaliste...
J'avale un nouveau morceau. Je l'ai pris un peu plus gros. Les garçons ont déjà terminé leurs assiettes. Moi, j'ai l'impression qu'on la remplit au fur et à mesure.
Andrew passe de temps en temps en lançant des clins d'oeil furtifs à Bill. Comme si personne ne le remarquait!
Ca y est, j'ai mangé le quart de ma crêpe! C'est à inscrire dans les annales des records de Tom le drogué!
- Tu veux qu'on t'aide à finir? Demande Georg. Je me rends alors compte que je suis un boulet. Celui qu'on attend pour le dessert. On attend qu'il finisse, même s'il ne finira jamais, car il faut l'encourager dans ses efforts.
- On peut prendre le dessert j'ai plus faim. J'abandonne, de toute façon je vais le vomir dans pas longtemps. Comme par magie, Andrew Colgate Blancheur apparaît. Il devait attendre, dans un coin, le moment où je poserai mes couverts en signe d'estomac plein.
- Vous voulez un dessert? Demande t-il en regardant Bill comme s'il lui disait : "je suis ton dessert bébé, vient goûter à ma banane..."
- Oui! S'exclame Georg qui a à peine bouché une dent creuse.
- Je vous amène la carte. C'est bien, tu connais ton texte. Il débarasse la table en superposant les assiettes. Au sommet : la mienne, pleine, bien évidemment. Comme il est habile de ses doigts... On ne doit pas s'ennuyer dans son lit...
Et Bill qui le bouffe du regard. Oh Andrew, fais moi partager ta dextérité!
Après les huit, c'est les zéros qu'il dessine à merveille. Et tout ça sans faire tomber les assiettes! Bill a les yeux accrochés à son cul. Je brûle de l'intérieur... Le oignons peut-être.

Il revient tout guilleret avec les magnifiques cartes à dessert. Il m'en donne une par politesse, j'ai à peine entamer ma crêpe, comme si j'allais prendre un dessert!!
Georg se précipite sur les pages où d'énormes glaces avec des milliers de boules, du coulis, des biscuits, de la chantilly, sont savamment photographiée pour nous mettre en appétit. Bill prendra une gaufre, je le sais.
- Tu ne veux pas de dessert. Me dit Bill légèrement désespéré.
- Non, désolé. J'aurais bien voulu lui faire plaisir, mais c'est au-dessus de mes forces. Eh puis, Andrew me coupe l'appétit. En parlant de lui, le voilà qui arrive. Courage Tom, on s'en va bientôt.
- Vous avez choisi? Demande t'il.
- Oui... Je prendrais une pêche Melba. Dit Georg.
- Moi une crêpe au Nutella. Dit Gustav. Alors que Bill s'apprête à parler, Andrew intervient.
- Laisse moi deviner Bill... Une gaufre chantilly !! S'exclame t-il. Bill sourit. Je me lève d'un coup. Encore un geste incontrôlé Tom. Tout le monde me regarde.
- Hmm... Excusez-moi, je vais aux toilettes. Dis-je.
Je me précipite dans les W-C. Je me regarde dans le miroir. Je vais le butter cet Andrew !!! J'ai bien envie de... Non, ne craque pas Tom, pas maintenant, pas au restaurant, pas devant Georg et Gustav, pas encore une fois... Je touche le flacon dans ma poche... Soudain Bill pénètre dans les toilettes, il doit croire que je vais faire une bêtise. Il se met à mes côtés.
- Ca va Tom? Me demande t-il.
- Ouai. J'avais juste envie de pisser depuis une heure. Je tente de le rassurer.
- Tu veux qu'on rentre? Visiblement ça ne marche pas
- Ta gaufre chantilly t'attend Bill... Va la manger. Dis-je.
- Alors, tu viens avec moi. Il me prend la main et nous sortons des toilettes sous les regards curieux des gens.
On s'installe à nos places respectives. J'ai honte de ma réaction. Honte d'avoir inquiété Bill. Je suis si impulsif parfois.
Le dessert arrive à l'instant. Andrew et tout sourire. Il sert Bill en premier. Il me jette un regard qui signifie: "Pauvre gars, heureusement que tu as un frère exceptionnel." Tu sais ce qu'il te dit le pauvre gars. Bon, je ne vais pas encore faire un scandale, je fais comme si je n'avais rien remarqué.

Georg, Gustav et Bill dévorent leurs desserts avec délectation. J'observe mon frère qui se débat avec la chantilly qu'il a sur la lèvre. Ah, frérot! Je t'en fais voir de toutes les couleurs!
- Vous voulez qu'on aille faire un tour en ville après? Propose Georg.
- Ouai! S'exclame Gustav. Bill semble hésité. Je sais qu'il en meurt d'envie.
- Je... Je sais pas... Si Tom...
- Je veux bien.
Dis-je. Bill me regarde, son visage s'illumine, il me fait un sourire flamboyant.

[...]

Les coupelles sont vides. Les garçons commencent à se lever, moi aussi.
Nous nous dirigeons à l'entrée pour payer l'addition. Andrew nous attend, il a du nous épier tout le repas.
- Ca a été? Demande t-il en s'adressant plus particulièrement à Bill.
- Très bien. Répond ce dernier. Nous payons chacun notre part, Bill paie pour moi, bien entendu.
- A la prochaine alors. Dit Andrew en nous accompagnant jusqu'à la porte. Je le soupçonne de caresser les fesses de Bill.
- Au-revoir. Je le regarde une dernière fois des pieds à la tête et part sans dire un mot. J'y peux rien si je ne l'aime pas!

[Bill]

Après-midi promenade dans les rues de Berlin, avec shopping à la clé pour moi! En espérant que Tom tienne sans son héro... Je suis tellement content qu'il ait accepté!
- On vous demande souvent des autographes? Demande Georg.
- Oh que oui! Dis-je. Les gens sont bizarre parfois...
- Par contre, quand je suis avec toi, ils font comme s'ils nous reconnaissaient pas. Dit Tom.
- Noooon... C'est le hasard. Dis-je pour le rassurer. Il est vrai que c'est le moins apprécié depuis qu'il se pique. Si les journalistes ne l'avait pas balancé dans tous les magazines aussi! Parfois, je me fais traiter de tous les noms. Je continue.
- Parce que t'es gay? Demande Gustav.
- Ouai! On ne s'est jamais si c'est contagieux... On ricanne.
Nous flânons au hasard des avenues.
- On va où? Demande Georg.
- Ben... Moi j'aimerais bien faire quelques boutiques. Dis-je timidement. Le soupir de Tom en dit long. Je le regarde, un sourire forcé aux lèvres. Il acquiesce. De toute façon, il n'a pas trop le choix.
- Moi je suis d'accord. Dit Gustav.
- Ca tombe bien, je devais m'acheter des caleçons. Ajoute Georg.
- Des caleçons! Comme ça, maintenant! Je m'exclame.
- Ben ouai, ce matin je me lève, j'ouvre l'armoire, plus de caleçon!
- Ils n'étaient pas sales?
Je demande.
- Oui. C'est bien le problème. Je n'ai plus de lave-linge. Je me fous à rire.
- Mais Georg, c'est pas des caleçons que tu dois acheter mais un lave-linge. Dit Gustav.
- C'est plus cher quand même. On rigole à nouveau. Il est bizarre ce type parfois.
- Pourquoi t'as plus de lave-linge? Demande Tom.
- Vous moquez pas! S'exclame Georg avant d'avoir commencé son explication. Un soir où j'étais bourré, je l'ai confondus avec le lave-vaisselle. Autant vous dire qu'il n'a pas trop apprécié les assiettes et les couverts. Je regarde Tom et Gustav, puis nous explosons de rire. Il me fait halluciner. C'est la seule personne au monde qui doit vivre ce genre de truc!

- Là! Dis-je tout à coup en m'arrêtant devant un magasin de luxe. J'invite les trois autres à me suivre à l'intérieur. J'ai envie de m'acheter un jean pour ce soir. Même si je ne resterais pas longtemps habillé, je risque d'être en compétition avec les Cinema Bizarre, niveau look.
Je cherche dans les allées remplis de vêtements dont le prix comporte plus de deux chiffres obligatoirement. Tom, les mains dans les poches, reste derrière moi en faisant mine de s'intéresser. Georg et Gustav regardent dans leur coin. Je m'arrête nez à nez avec un magnifique jean noir.
- Qu'est ce que tu en penses? Je demande à Tom.
- Boaf... Il est simple. Je le repose. Je ne sais pas pourquoi je demande son avis vu son look, mais bon.
- Celui-là! Je m'exclame devant un adorable jean gris, déchiré par endroit, avec des poches originales.
- Déjà, je préfère. Dit Tom. Mais il faut le voir sur toi. Excellente idée!! Je cherche d'un oeil les cabines d'essayage et m'y rends, le pantalon à ma taille sous le bras. Tom me suit. Je crois qu'il essais de s'occuper comme il peut.
Je pénètre dans une cabine en fermant précautionneusement le rideau. Merde! J'ai une pulsion... Non, pas maintenant... Je m'enlève le pantalon, respire Bill... Ma main s'empare de mon sexe directement dans mon boxer. Je frissonne. Je me caresse lentement en me mordant les lèvres pour ne pas gémir.
- Il te va? Demande Tom. Oh mon dieu! Faites qu'il n'ouvre pas.
- Je l'ai pas... encore mit... hmm. Je me vide dans un soupir. Pourvu qu'il n'ai rien remarqué! J'enfile rapidement le nouveau jean. J'ai la main dégueulasse et les joues rouges, je ne vais pas sortir dans cet état...
- Alors? Demande Tom qui s'impatiente.
- Voilà, voilà. Tant pis. J'essuie ma main sur le rideau et sors de la cabine en faisant une pose de mannequin. Heureusement qu'il regarde mes jambes.
- Pas mal. Dit-il. T'es bien dedans?
- Ouai, bon, je le prends.
Je rentre à nouveau dans la cabine pour me changer.
- Bill. Murmure Tom.
- Ouai?
- On pourra rentrer après... Je ne suis pas bien...
Dit-il gêné.
- Ok, frérot. Je sors. Nous rejoignons Georg et Gustav.
- T'as trouvé quelque chose? Me demande Gus.
- Ouai, ceci. Dis-je en montrant mon jean. Par contre les gars, on va rentrer...
- Ok.
Dit Georg.
Je paie le jean et nous quittons le magasin.
- Vous faites quoi ce soir? Demande Gustav.
- Je sors. Dis-je. Tom semble surpris.
- Ah, d'accord, bon, ben, à la prochaine alors... On s'appelle.
- Pas de problème les mecs.
Nous nous dirigeons vers la voiture après avoir dit au-revoir aux G.
- Tu sors? Demande Tom légèrement agacé.
- Oui... Euh... Les Cinema Bizarre font une petite soirée...
- Où ça?
- Chez Yu... Vers 21h00.
Tom ne dit rien. En espérant qu'il ne me propose pas de m'accompagner. Là... C'est fini!!

# Posté le lundi 05 janvier 2009 05:32

Chapitre 5.

Chapitre 5.

= Berlin, appartement des jumeaux, le 19 février 2011, 19h52. =

[Bill]

Je vais être en retard! Je descends les escaliers rapidement. Tom va bien, c'est bon.
Alors... Faudrait que je mange, parce que dans ce genre de fête tu grignotes et quand tu te rends compte que tu n'as rien avalé, les plats sont vides.
Des pâtes suffiront.
Je m'empresse de mettre de l'eau à bouillir sur le feu. Tom n'a pas faim, je devais m'en douter.
Il a agit bizarrement aujourd'hui. On aurait vraiment dit qu'il était jaloux de Andrew. Je ne comprends pas pourquoi mais bon...
L'eau a atteint les 100°C, j'y verse une poignée de pâtes.
Par contre, je suis content, il essai de faire des efforts. Il me parle beaucoup plus, il me dit quand il va mal... C'est sûrement bon signe. Le seul problème: il me pose trop de questions!
Je m'installe à table avec mon plat bien garni. Aïe, aïe, aïe, Tom... Si tu savais ce que je te cache. Ce que je me cache aussi d'ailleurs. Je refuse de voir que j'ai un problème... En tout cas, je refuse d'essayer de le soigner.
J'avale mes pâtes très vite... 20h10 et j'ai même pas commencé à me préparer!!
Déjà, je prends le jean que j'ai acheté. Mais le choix du sous-vêtement est primordial. Eh puis, il faut que je me lave.
Je jette presque l'assiette dans l'évier et monte dans ma chambre. J'ouvre la porte de l'armoire. Tout d'abord, un boxer. Sexy si possible, mais pas auquel je tiens si par hasard je le perds! Le blanc fera l'affaire. Ca me va bien le blanc... Surtout quand je suis à moitié nu! J'attrape un tee-shirt noir et me précipite dans la salle de bain. Il me faut vingt minutes pour aller chez Yu, j'ai donc moins d'une demie heure pour tout faire!
Je me déshabille et pénètre sous la douche. Eh merde! C'est automatique. Je me caresse furtivement. Bien sûr, c'est toujours dans ces moments là que je n'arrive pas à jouir... Allez Bill! Je ferme les yeux pour tenter d'apercevoir des images de films porno... Ouai... Ce type là, avec lui... Hmm. Je me déverse dans ma main. Ok, c'est bon, je fini de me laver, me sèche, enfile mes vêtements. Bien! Maquillage et coiffure. J'en ai pour des heures!

[Tom]

J'ouvre doucement les yeux. Je suis surpris par la pénombre de ma chambre. Je me lève lentement. J'ai mal partout, encore une fois. Je ne sais pas l'heure qu'il est, je ne sais pas si Bill est parti. Je sors d'une démarche hésitante. J'entends du bruit dans la salle de bain. Je m'y rends en m'aidant du mur. Je suis cassé ce soir. En plus j'ai mal au ventre.
La porte s'ouvre, un Bill magnifique sort en souriant.
- Ca va? Demande t-il.
- Ouai, ouai. T'es super beau ce soir. Dis-je.
- Merci. Il sourit de plus belle. Je suis en retard, je vais y aller.
- D'accord.
- Comme d'habitude si-
- Si ça va pas je t'appelle et tu viens.
Dis-je.
- Ouai! Il s'approche de moi et m'embrasse la joue. Je ne sais pas à quelle heure je rentrerai... Bonne nuit. Je l'observe descendre les escaliers dans son nouveau jean.
Encore un soir où je me retrouve seul, encore un soir à lutter contre mes démons...

[Bill]

Je pénètre dans la voiture. Je me regarde une dernière fois dans le rétro-viseur. Ca va, je suis beau. Tom avait l'air mieux tout à l'heure. Enfin, je sais qu'il se force pour moi.
Je sors de la petite cours et m'engage sur la route. Je vais mettre la radio sinon je vais m'endormir.

[...]

Le grand immeuble où se trouve l'appartement de Yu, apparaît au coin de la rue. Je me gare sur le petit parking en face. En espérant qu'aucun paparazzi ne rode dans les parages. Je serais mal vu à traîner avec eux.
Je sonne et attends. Le haut parleur s'enclenche.
- Oui? Je reconnais la voix de Strify.
- C'est Bill. Dis-je doucement.
- Je t'ouvre poussin! Le tintement de la porte se fait entendre. Je pénètre dans le hall. Direction l'ascenseur, troisième étage. Je m'arrange dans le miroir. Plus je monte, plus mon coeur accélère. J'ai beau connaître ce genre de soirée, je ne suis jamais à l'aise au début.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrent. Je m'engage dans le couloir. Appartement 384. Ce chiffre me fait penser à notre deuxième album... Qu'est ce que je raconte? J'appuie sur le bouton de la sonnette. Strify, plus beau que jamais, m'accueil. Je souris face à son air réjouit. Enfin. Dit-il. Je commençais à m'ennuyer.

# Posté le lundi 05 janvier 2009 05:34